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Le terme de multipropriété, souvent utilisé pour traduire time-share, ne doit pas faire illusion. Il s'agit non pas d'acquérir un bien immobilier, mais simplement des parts de société conférant un droit d'occupation à temps partiel (une ou plusieurs semaines par an). Il faut faire attention au vocabulaire employé par les démarcheurs, qui parlent plutôt de droit d'adhésion à un club, de « package de vacances », voire même d'achat immobilier, ce qui est mensonger. ILLUSIONS Sur le plan financier, le time-share peut séduire au premier abord. Comme l'acquisition porte sur des parts sociales (donnant vocation, par exemple, à l'attribution en jouissance de 15 jours par an sur la Costa del Sol), le prix à payer est bien moindre que celui du même bien en pleine propriété. On peut toutefois difficilement parler d'investissement, car la dépréciation du droit d'occupation acquis est quasiment inéluctable. Charges. La gestion courante de l'immeuble est prise en charge par une société de gestion, qui émane du promoteur en général. Elle assure l'administration et l'entretien de l'immeuble, ainsi que la mise en œuvre de certains services (accueil, ménage à l'issue de chaque période...). L'un des aspects les plus négatifs du time-share est, justement, le poids des charges, dont le montant et la progression s'avèrent en pratique très difficiles à contrôler. Échange. La société d'attribution en jouissance à temps partagé adhère le plus souvent à une bourse d'échange international (payante pour l'associé), ce qui permet théoriquement de varier ses destinations de vacances. En pratique l'échange n'est jamais assuré, et les disponibilités réelles, pour certaines destinations, en décalage avec les propositions du catalogue. Revente. Théoriquement, la période acquise peut être louée, revendue ou transmise. En pratique seules les périodes les plus chères, les mieux situées dans le temps en fonction du lieu d'implantation géographique, peuvent être revendues sans trop de difficulté. Beaucoup de déçus du time-share ont fait l'amère expérience de la quasi-impossibilité de revendre leurs parts (sans parler des victimes d'escroqueries à la revente).
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