| Date de parution: 07/2006 « 0 % de droits d'entrée, 0 % de frais sur versements » ! Comparée aux 2 à 4 % proposés par la majorité des contrats classiques, l'offre des distributeurs de contrats d'assurance-vie sur Internet a de quoi séduire, puisque 100 % des versements sont réellement investis. Mais cet argument de poids n'est pas suffisant, à lui seul, pour déterminer le choix de l'épargnant. Avant de se décider, ce dernier doit vérifier que toutes les caractéristiques du placement en ligne sont bien adaptées à son profil.
Des atouts Le contrat en ligne présente un triple avantage. Autonomie d'utilisation. L'assuré n'a pas besoin d'intermédiaire pour des opérations telles que l'accès au contrat, l'alimentation de compte, la composition de portefeuille et l'arbitrage. Seul maître à bord, il garde le contrôle absolu sur tous les mouvements de son portefeuille. Large choix de fonds. À la différence des contrats de banquiers ou d'assureurs, les contrats en ligne donnent accès à un véritable supermarché de fonds où l'assuré trouve, à l'intérieur d'un même contrat, tous les ingrédients nécessaires à la composition de son portefeuille. Par ailleurs, multisupports et multi-gestionnaires, les contrats en ligne permettent d'accéder aux fonds de grande qualité. Si le fonds en euros est sélectionné auprès d'un assureur de renom, les unités de compte proviennent d'excellentes sociétés de gestion (Axa IM, Tocqueville Finance, Merrill Lynch IM, Fidelity Investments...). À titre de comparaison, les SICAV et FCP de banquiers ou d'assureurs, eux, référencent trop souvent des fonds « maison ». Enfin, les contrats en ligne couvrent quasiment tous les secteurs d'activités (automobile, énergie, pharmacie, immobilier...), toutes les zones géographiques (Europe, Amériques, Asie...) et, pour les plus complets, tous les styles de gestion. Réactivité. Pour intervenir sur son contrat, l'assuré dispose d'un ensemble d'outils et de services interactifs dont l'atout maître est la réactivité. Avec l'arbitrage en ligne par exemple, il peut changer de supports quasiment en temps réel, ce qui lui permet de profiter des opportunités du marché. Avec le versement en ligne, qui supprime les lourdeurs de délais, il peut alimenter son contrat sous 48 heures. Et grâce à la consultation en direct, il peut se tenir informé de l'état de son compte à tout moment, et non plus seulement une fois par an, comme c'est le cas avec nombre de contrats traditionnels. Certains sites proposent, en outre, simulateur d'allocation d'actifs (répartition de l'épargne entre différents fonds), guide pour néophytes, suivi hebdomadaire de portefeuilles, alerte à l'arbitrage... Quelques risques à éviter Intervenir directement dans la gestion de son portefeuille via Internet n'est cependant pas sans risques. Erreurs de choix. La surabondance de l'offre ne facilite pas toujours la composition de portefeuille : l'assuré pourrait se perdre dans le maquis des fonds proposés. Certes, des conseillers financiers sont là pour l'aider à prendre des décisions, mais c'est à lui qu'il revient d'assumer les conséquences de son choix. Au cas où les supports choisis ne correspondraient pas à ses attentes, des réajustements seraient inévitables, et avec eux, le paiement des frais correspondants. L'assuré en serait d'autant plus déçu que la performance de son contrat n'est pas encore au rendez-vous. Arbitrages trop fréquents. La liberté d'utiliser des outils et services interactifs pourrait, dans certains cas, créer des situations déplorables. Si un assuré se prenait à « surfer » d'un fonds à l'autre de manière trop active, par exemple, non seulement il multiplierait les frais, mais surtout il priverait les fonds sélectionnés de la possibilité de faire leurs preuves, donc de générer des gains. Pour Stéphane Gouny, directeur Marketing de Legal & General, qui commercialise des contrats traditionnels sans frais d'entrée : « Il ne faut surtout pas oublier que, même sur Internet, l'assurance-vie reste un placement à long terme. »
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