| Date de parution: 09/2008 L'âge venant, il peut devenir plus difficile d'accomplir les activités courantes. Dans un premier temps, le soutien de ses proches et de ses voisins peut suffire. Mais, le handicap ou la maladie survenant, ceux-ci risquent de ne plus pouvoir répondre aux besoins croissants de la personne âgée si son état nécessite une assistance quotidienne. Doucement, l'idée de recourir à une tierce personne va s'imposer. Mais, outre le souci de faire entrer dans son intimité une personne étrangère, s'ajoute souvent une difficulté d'ordre financier. Cela peut conduire les enfants à participer à l'emploi d'un salarié pour leur parent âgé avec, en contrepartie de cette charge, une possible baisse d'impôt. En pratique, l'assistance à la vie quotidienne revêt plusieurs formes. Le bénéficiaire peut soit ne pas être employeur s'il s'agit d'une aide ponctuelle pour faire les courses, le ménage courant..., soit l'être pour une véritable assistance permanente en vue d'accomplir les actes ordinaires de la vie. l'aide Ménagère à domicile... Si la personne âgée peine à faire certaines tâches quotidiennes (courses, ménage, entretien du linge...), elle peut recourir à une aide ménagère à domicile. En général, il s'agit d'une femme de ménage qui dépend d'un service d'aide sociale de la commune. La personne âgée qui profite de ses services n'a pas à faire de bulletin de paie ou à régler des charges. Elle doit juste payer une facture correspondant au nombre d'heures de travail effectuées chez elle. Si, ne remplissant pas les conditions de dépendance, la personne âgée n'a pas droit à l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), une allocation en espèces peut lui être attribuée pour financer une partie du coût de l'aide à domicile. Selon l'importance de ses revenus, cette aide relève soit de l'aide sociale, soit de sa caisse de retraite. Aide sociale du département. Cette prise en charge se fait si les ressources annuelles du demandeur sont inférieures à 7 719,52 € pour une personne seule et 13 521,27 € pour un ménage (au 1er janvier 2008). Participation de la caisse de retraite. Les retraités dont les revenus dépassent le plafond de l'aide sociale peuvent s'adresser à leur caisse de retraite pour obtenir une participation financière au coût horaire de l'aide ménagère. La part qui reste à leur charge varie en fonction de leurs ressources. Récupération sur succession. Le montant total des sommes qui auront été versées par l'aide sociale pourra être récupéré sur la succession si le montant de celle-ci (actif net successoral) est supérieur à 46 000 €. En revanche, les sommes versées par les caisses de retraite ne sont pas récupérées. ...ou l'emploi d'un salarié permanent Lorsque l'état de santé de la personne âgée ne lui permet plus d'effectuer seule des actes essentiels de la vie quotidienne (se lever, se déplacer, se laver...), il faut parfois recourir à une aide à « plein temps », embauchée avec un contrat de travail et payée au SMIC horaire ou mensualisée. Personne âgée employeur. Problème : le statut d'employeur n'est pas toujours compatible avec le grand âge, notamment en raison des contraintes administratives qu'il génère. Et la famille n'est pas toujours à proximité pour apporter son aide. Il est toutefois possible d'alléger cette tâche en payant le salarié en chèque emploi-service universel (voir p. 35), ou en recourant à une association ou une entreprise prestataire (voir p. 34). Dans ce dernier cas, il faudra compter un surcoût qui varie en fonction du service fourni. L'intérêt de passer par un tel organisme réside cependant dans la continuité du service, en cas d'absence de l'auxiliaire en vacances. Enfants employeurs ? Lorsque l'on a un parent âgé dépendant ou qui peine à faire des tâches administratives, il peut être tentant de devenir, à sa place, l'employeur de l'aide à domicile et de la mettre à disposition de ce dernier. C'est évidemment une dépense importante pour l'enfant qui finance le salaire et les charges. Toutefois, elle peut ouvrir droit, dans certaines conditions, à des avantages fiscaux. Concernant la réduction d'impôt (voir p. 29), cet avantage fiscal est normalement subordonné à l'emploi du salarié à son propre domicile. Mais, il existe une exception (voir encadré) si le salarié travaille hors du domicile de l'employeur pour un parent âgé dépendant. Autre possibilité : l'enfant qui verse le salaire peut déduire à ce titre une « pension alimentaire » de ses revenus (en ce cas, il n'a pas droit à la réduction d'impôt). Une dernière solution pour un enfant employeur consiste à héberger sous son toit le parent âgé, ce qui l'autorise, sans condition, à bénéficier de l'avantage fiscal pour l'emploi du salarié qui aide son père ou sa mère chez lui.
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